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Exemples
de soutien par la FSA
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Bruno Bächi est entrepreneur et, qui plus est, aveugle. Deux faits plus qu’étroitement liés comme le confirme aujourd’hui, à 64 ans, ce membre du comité central de la Fédération suisse des aveugles et malvoyants FSA: «Sans ce handicap, je n’aurais jamais monté ma propre affaire. J’étais contraint de me mettre à mon compte. Qui donc, en effet, engagerait un employé de commerce aveugle?»

Bruno Bächi (Photo: privé)
Le handicap de Bruno Bächi ne se manifesta qu’à la fin de la vingtième année du jeune homme qui, auparavant, menait la même vie que tous les gens de son âge. Il avait fait un apprentissage de commerce, passé son permis de conduire, s’était acquitté de l’école de recrues et avait, par esprit d’aventure, vécu quelques années au Canada en y exerçant les jobs les plus divers. Après quoi il s’était marié et, revenu dans le Weinland zurichois, il entra dans l’affaire familiale, une corderie.
C’est alors que Bruno Bächi perdit de plus en plus de son acuité visuelle jusqu’à ne plus distinguer que l’ombre de la lumière. Cela ne l’empêcha pas de monter sa propre entreprise en 1982.
Composée, au début, de lui-même, de son épouse Edith et de six collaborateurs, la maison Bächi-Cord SA à Oberneunforn emploie à présent 50 salariés, le fondateur se partageant les responsabilités avec ses deux fils. Aujourd’hui, l’entreprise fabrique sur trois sites et exporte dans le monde entier des ficelles spéciales dont, par exemple, des ficelles à âme élastique pour la boucherie industrielle, un développement propre, parmi d’autres, de Bächi lui-même.
Bruno Bächi est convaincu que son handicap n’a jamais été un obstacle à son ascension, bien au contraire. «Il faut s’organiser différemment. Ainsi, on devient plus efficace. Je ne visite personnellement que les principaux clients, ce qui me permet d’être plus présent dans l’entreprise que d’autres patrons.» Quant au quotidien professionnel, Bächi le maîtrise à la perfection. De lui-même, il dit: «Je suis plutôt d’hier, de ceux qui se sentent responsables de leurs employés et non un manager de la nouvelle école.» Et ce, aussi, grâce au soutien de la FSA, sous forme, par exemple, du logiciel spécial pour malvoyants, sans cesse perfectionné.
Bächi ne voudrait pas non plus devoir se passer des relations personnelles qu’il a pu établir à travers les membres de la FSA. En effet, même un homme à succès, maîtrisant apparemment son handicap sans grande peine, apprécie les contacts avec ses compagnons d’infortune. «Cet échange me fait le plus grand bien, en particulier avec des gens supportant l’épreuve avec humour.»