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Exemples
de soutien par la FSA
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Personne ne se douterait que Beda Zimmermann (44 ans) est malvoyant, tant il montre d’aisance dans la vie quotidienne. Cependant, avec une acuité visuelle résiduelle d’à peine 5%, il est considéré comme aveugle.
Un handicap qui n’a frappé Beda Zimmermann que récemment: En 2004, ses yeux ne lui posaient aucun problème. Jusqu’aux deux premiers «blackouts», de brefs instants où il n’y voyait plus rien. Peu après, le diagnostic de l’ophtalmologiste: Rétinopathie pigmentaire, une maladie incurable de la rétine causant une extrême sensibilité à la lumière, la perte de champ visuel et, tôt ou tard, la cécité.
Ce professionnel comblé – Beda Zimmermann dirigeait les services communaux de Stansstad – se rendit rapidement compte qu’avec cette affection, il ne pouvait plus caresser de grands projets professionnels. «Mais comme je suis quelqu’un de très actif et plein de joie de vivre, j’ai su immédiatement qu’il me fallait un nouvel objectif», rapporte Beda Zimmermann. C’est ainsi qu’avec l’aide de la Fédération suisse des aveugles et malvoyants FSA et de Plusport Suisse, la fédération faîtière de sport pour handicapés, il réussit à se lancer dans le ski de compétition. Depuis, son but s’appelle: Paralympics 2010 à Vancouver, Canada. Une ambition à laquelle cet homme marié et père de quatre enfants voue une grande partie de son temps libre. S’il continue de travailler à 100% pour la commune de Stansstad, il ne le fait plus qu’en qualité de cadre depuis sa maladie.

Beda Zimmermann avec guide
(Photo: privé)
Cela dit, comment peut-on skier en dépit d’un fort handicap visuel? Zimmermann précise: «Il me faut toujours un guide que je peux suivre grâce à ce qui me reste de vision. Cela suppose, bien sûr, que le guide et l’athlète forment une équipe parfaitement rodée et une grande confiance réciproque. Car, mine de rien, j'atteins les 90 km/h sur piste!»
Depuis la saison dernière, il s’entraîne dans le cadre du «Swiss Disabled Ski Team» avec deux guides, un seul accompagnateur ne pouvant gérer un entraînement intensif de 95 jours. «Je consacre à l’entraînement une grande partie de mes loisirs et même quelques jours de vacances», nous confie Andrea Zwyssig, l’une des guides. «Mais cela ne me pose aucun problème: Toutes les super expériences que j’ai faites avec Beda lors des entraînements et des compétitions ainsi que les deux médailles d’or que nous avons décrochées la saison dernière en slalom et en géant aux Championnats suisses en valaient plus que la peine!»
Mais le financement de ce sport n’est pas facile pour notre équipe. L’équipement, les camps d’entraînement, les compétitions, etc. coûtent car devant toujours être prévus pour deux voire trois personnes et non pour le seul athlète. A cet effet, Beda Zimmermann bénéficie d’un soutien financier de la FSA et recherche en outre des sponsors. «Notre but est, en plus du succès sportif, de servir d’exemple à d’autres handicapés, de les encourager à ne pas perdre de vue leurs objectifs et leurs rêves en dépit du handicap. Tout comme le fait la FSA avec ses camps de ski pour malvoyants.»