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Logo SBV-FSA Article de presse

(Saanen/Gstaad, 2 juin 2007 FS)

Résolution de l'assemblée des délégués de la FSA

De véritables chances d'intégration et un assainissement de l'AI au lieu de révisions successives avec des réductions de rentes

Les délégués de la FSA approuvent le principe de l'intégration avant la rente, rejettent la 5e révision superflue de la LAI et invitent le Parlement à se mettre immédiatement d'accord pour instaurer un financement complémentaire. Quant aux employeurs étatiques et privés, ils sont invités à déterminer avec l'AI le nombre de places de travail qui doivent être convenues comme "objectifs d'intégration" dans les différentes branches. Il faudra augmenter les primes de l'AI dans les secteurs où ces objectifs ne seront pas atteints.

La FSA rejette la 5e révision de la LAI, car la suppression des rentes pour les couples ne contribue pas davantage à l'intégration que le manque d'incitation des employeurs à offrir davantage de places de travail aux personnes handicapées. La raison principale de mettre un NON dans les urnes le 17 juin, c'est l'incapacité du Parlement de décider enfin le financement complémentaire promis. Ainsi, avec la menace de l'endettement, le Parlement accepte consciemment que l'on maintienne la pression en vue d'autres réductions de rente.

Ce que l'Office fédéral des assurances sociales OFAS annonce dans le cadre de la campagne en faveur de la 5e révision de la LAI aurait déjà pu – et surtout dû – être réalisé depuis bien longtemps. En matière d'intégration professionnelle, l'office AI du canton de Lucerne a, aujourd'hui déjà,  plus de succès que d'autres offices AI. Au lieu de s'inspirer de la méthode efficace de Lucerne, on gaspille un temps énorme avec la 5e révision de la LAI.

Les projets-pilotes tels que Job-Passerelle qui naissent actuellement comme par enchantement et doivent créer des milliers de postes de travail pour les personnes handicapées auraient déjà été possibles sans nouvelle révision de la LAI. Avec la 4e révision de la LAI, le Parlement souhaitait déjà la réalisation de tels projets pilotes. Seule l'administration ne voulait pas de ces projets et a fait monter arbitrairement la barre à 1'000 collaborateurs et collaboratrices pour les organisations requérantes. L'AI doit seulement montrer sa volonté et demander davantage de postes de travail au Parlement. La réduction du nombre de nouvelles rentes montre également qu'il est possible de compliquer l'accès aux rentes et de lutter efficacement contre les abus sans la 5e révision de la LAI.

La suppression des compléments de rentes et des rentes de couples touche particulièrement des dizaines de milliers de rentiers et de rentières AI qui ne reçoivent pas de rentes du deuxième pilier. Ces rentes AI se situent entre 1'105 et 2'210 francs. A ce niveau, chaque franc supprimé doit être compensé par des prestations complémentaires ou des prestations de l'assistance sociale.

Au lieu d'appliquer le droit en vigueur, on nous sert déjà une nouvelle révision de la LAI qui vise à réduire les rentes des personnes aveugles au lieu de leur offrir du travail sous prétexte qu'il y aurait des profiteurs. Le Parlement, le Conseil fédéral et l'administration avouent également sans complexe qu'avec les réductions de rentes et les coûts des mesures d'intégration, l'AI ne résoudra ni son endettement ni ses déficits. Mais le Parlement sacrifie le financement complémentaire sur l'hôtel des luttes partisanes pour demander une fois encore aux handicapés de passer à la caisse, après les élections, dans le cadre d'une 6e révision de la LAI.


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