L’association "Non au démantèlement de l'AI": Communiqué de presse du 17 avril 2012
Trop c’est trop !
Les personnes handicapées et leurs organisations disent stop à de nouvelles mesures d'économie dans l’AI. L’association « Non au démantèlement de l'AI » a été fondée pour faire front commun contre la révision 6b qui est inacceptable et inutile. Aujourd'hui déjà, 43 organisations de toute la Suisse ont adhéré à l’association.
« Nous sommes unanimes », souligne Daniel Pulver, président de l’association, devant les médias : « Nous devons empêcher que de nouvelles mesures d’économies frappent avant tout des personnes lourdement handicapées et des familles ». Le nouveau système de rentes et les réductions de plus d’un quart des rentes pour enfants auraient des conséquences désastreuses. « Il n'est pas acceptable que les enfants souffrent du handicap de leurs parents », explique M. Pulver. Dans sa forme actuelle, le projet est indéfendable et dépasse la limite du supportable. De plus, avant de pouvoir discuter de mesures si drastiques, il faudrait évaluer les incidences des dernières révisions. Or ces résultats ne sont pas encore disponibles.
Personnes lourdement handicapées pénalisées
« Trop c’est trop ! », déclare également Florence Nater, membre du comité. Depuis 2004, les révisions se succèdent à grande vitesse. Ces révisions engendrent des réductions de prestations de 700 millions de francs par année au seul détriment des personnes handicapées. Selon les chiffres de l’Office fédéral des assurances sociales OFAS, le désendettement de l’AI est également possible sans une nouvelle révision.
Les conséquences désastreuses de la révision seraient surtout subies par les personnes lourdement handicapées : prenons l’exemple d’un bénéficiaire de l’AI avec un degré d'invalidité de 72%. Il reçoit actuellement une rente de 1800 francs ; avec le nouveau système de rentes de la révision 6b de l'AI, sa rente passera à 1296 francs ! Les personnes avec des degrés d’invalidité entre 60 et 80% sont censées trouver des emplois à temps partiel pour « exploiter leur capacité de travail résiduelle » de 20-30%. « C’est un modèle qui, en théorie, semble bon, mais qui est totalement illusoire vu la réalité du marché du travail actuel », explique Florence Nater.
Aucune chance sur le marché du travail
C’est exactement ce que met en évidence la situation de Judith Erni : cette personne atteinte de myopathie a un degré d’invalidité de 73%, et elle touche actuellement une rente entière. Avec le nouveau système des rentes de la révision 6b de l'AI, elle ne recevrait plus que 73% de sa rente, soit une réduction de plus d’un quart. Elle ne pourrait donc plus assurer son entretien. Et elle sait par expérience qu’elle n’a aucune chance sur le marché du travail : « Je suis à la recherche d’un emploi à temps partiel depuis des années. Trouver quelque chose qui tient compte de mon handicap est tout simplement impossible à l’heure actuelle. »
L’association « Non au démantèlement de l'AI » n’accepte aucune nouvelle réduction de prestations qui conduit à une paupérisation des plus faibles. Si le Parlement adopte la révision 6b de l'AI sous cette forme, l'association lancera le référendum.
Les exposés de la conférence de presse du 17 avril 2012
- Exposé de Daniel Pulver: "La révision 6b de l’AI est inacceptable et inutile" en format pdf
- Exposé de Daniel Pulver: "La révision 6b de l’AI est inacceptable et inutile" en format Word
- Exposé de Florence Nater: "6ème révision AI b, une révision inacceptable !" en format pdf
- Exposé de Florence Nater: "6ème révision AI b, une révision inacceptable !" en format Word
- Contribution de Judith Erni en format pdf
- Contribution de Judith Erni en format Word
Contacts
-
Daniel Pulver, président de l’association « Non au démantèlement de l'AI »
tél. 078 631 14 16 (allemand) -
Florence Nater, membre du comité de l’association « Non au démantèlement de l'AI »
tél. 079 916 50 13 (français)